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PALAIS IDÉAL:
LES INSCRIPTIONS

FAÇADE EST

1879–1912.
10 mille journées.
93 mille heures.
33 ans d’épreuves.
Plus opiniâtre que moi se mette à l’œuvre.

Dieu-Patrie-Travail.
Hauterives, Drôme.
Temple de la Nature.

Ne fais pas à ton prochain
Ce que tu ne voudrais
Qu’il fît à toi-même.

Dieu et la Patrie sont nos maîtres.
Servons-les biens,
Ils nous serviront bien de même.

Pour les hommes de bien
Tous les peuples sont frères
Notre devise à nous
Est de les aimer tous.

Sur cette terre, comme
L’ombre nous passons.
Sortis de la poussière,
Nous y retournerons.

A la source de la sagesse seule
On trouve le vrai bonheur.

Le faible comme le fort
Sont égaux devant la mort.

La simplicité du corps
Rend l’âme vertueuse.

Heureux l’homme libre,
Brave et travailleur.
Le rêve d’un paysan.

A cœur vaillant
Rien d’impossible.

Les minutes de loisirs
Que man service m’a permis,
J’ai bâti ce Palais
Des Mille et une Nuits,
Où j’ai gravé mon souvenir.

L’hiver comme l’été,
Nuit et jour j’ai marché,
J’ai parcouru la plaine et le coteau
De même que le ruisseau,
Pour apporter la pierre dure
Ciselée par la Nature.
C’est mon dos qui a payé l’écot.
J’ai tout bravé, même la mort.

Nul n’échappe à sa destinée,
Pas plus que son corps
Appartient à la terre,
Et l’âme à l’éternité.
Nature, ton créateur seul adoreras.

Surmontant la niche, où se trouvent la brouette et les outils du créateur:
1906
Je suis fidèle compagne
Du travailleur intelligent,
Qui chaque jour dans la campagne
Cherchait son petit contingent.

Maintenant son œuvre est finie,
Il jouit en paix de son labeur,
Et chez lui, moi, son humble amie,
J’occupe la place d’honneur.

Ton Palais, né d’un rêve,
Nous, tes outils, compagnons
Et témoins de tes peines
De siècles en siècles,
Travail d’un seul homme.

Nous dirons aux générations nouvelles,
Que toi seul a bâti ce temple de merveilles.

Ce monument est l’œvure d’un paysan.

Moi, sa brouette, j’ai eu cet honneur
D’avoir été 27 ans sa compagne de labeur.

Le facteur Cheval et sa brouette légendaire

Rappelle-toi que vouloir, c’est pouvoir.

Aide-toi, la ciel t’aidera.

Les 3 Géants :
Le défenseur de la Gaule,
Le grand savant grec,
Le grand conquérant romain.

Au champ du labeur,
J’attends mon vainqueur.

Aux grands hommes,
L’Humanitè reconnaissante.

Sous la garde des géants,
J’ai placé l’épopée des humbles,
Courbés sur le sillon.

Vase romain VIe siècle.

Vase gaulois IVe siècle.

FAÇADE SUD

Ce que Dieu écrivit
Sur ton front arrivera.

La reine des Grottes.

FAÇADE OUEST

Entrée du Palais Imaginaire.

1903. La travail fut ma seule gloire,
L’honneur mon seul bonheur.

J’ai contemplé ton œuvre,
Et j’en reste ébloui.
Humble et rude ouvrier,
Maçon aux mains sublimes,
Qui, sans maître, sans aide,
Et de cailloux infimes,
Construisit, patient,
Ce Palals inouï,
Ne crains pas que ton nom périsse.
Monument du génie et de la volonté,
Ces pierres qu’avec goût
Assemblât ton caprice,
Des siècles défieront
La main dévastatrice.
Et, debout, dans leur force et leur majesté,
Transmettront ta mémoire à la postérité.

La vie est un océan plein de tempêtes
Entre l’enfant qui vient de naître
Et le vieillard qui va disparaître.

Allah et ses jardins de délices.
Mosquée.

Interieur d’un Palais Imaginaire.
Le Panthéon d’un héros obscur.

La fin d’un rêve.

Souviens-toi, homme, que tu n’es que poussière,
Ton âme seule est immortelle.

La vie sans but est une chimère.

Où le songe devient la réalité.

Galerie des scultures au temps primitif.

Pieuvre, animal marin.
Gaulois, réveille-toi,
Le romain a passe par là.
Le vent de l’énergie
M’a soufflé votre génie.

(A l’intérieur du Palais Imaginaire.)
J’ai voulu dormir ici.

En créant ce rocher,
J’ai voulu prouver
Ce que peut la volonté.

Ce rocher dira un jour bien des choses.

Dieu, dont les desseins sont impénétrables,
Se sert de ses plus humbles créatures
Pour les accomplir.

A la source de la vie,
j’ai puisé man génie.

De ce breuvage,
Mon âme a trempé son courage.

Ma volonté a été aussi forte que ce rocher.

En cherchant, j’ai trouvé.
Quarante ans j’ai pioché,
Pour faire jaillir de terre
Ce palais de fées.
Pour mon idée, mon corps a tout bravé,
Le temps, la critique, les années.
La vie est un rapide coursier,
Ma pensée vivra avec ce rocher.

La vie est un combat.
Dieu protège le génie.

FAÇADE NORD

Cette merveille, dont l’auteur peut être fier,
Sera unique dans l’Univers.

Eve écoute ses serpents trompeurs.

Adam, le père du genre humain.

D’un songe j’ai sorti
La reine du monde.

Bravant la chaleur, la froidure,
Et même l’outrage du temps,
Je forçais parfois la Nature
Et triomphais des éléments.

Travail d’un seul homme.

Un génie bienfaisant
M’a tiré du néant.

Travail de géants.

Il m’a placé dans ce palais charmant,
Où l’hirondelle reviendra chaque printemps.

Créature
Viens admirer la Nature.

Tout ce que tu vois, passant,
Est l’œuvre d’un paysan.